Avis #18

07 Octobre 2014

Passons en pilotage manuel

 

Gagner du temps et ne pas se compliquer la vie, voilà les deux fantasmes du monde moderne.



Nobles quêtes bien sûr, mais aux effets parfois dévastateurs en entreprise :

 

On veut faire plus vite, donc on ne prend plus le temps d'expliquer un monde qui est pourtant de moins en moins lisible. Et charge ensuite aux managers de terrain de vivre entre le marteau des décisions financiarisées d'en haut et l'enclume des réalités très concrètes d'en bas. Et si on prenait plus de temps pour s'assurer que tout le monde suive ?

 

- On veut faire plus facile, donc on standardise tout. Et nous transformons nos managers en pilotes automatiques, réglables et interchangeables.

 

Nous critiquons toujours l'esprit gaulois, utilisé pour décrire le comportement râleur et mal élevé des français. Et si, pour une fois, nous nous en inspirions pour remettre de l'humain et de la passion dans notre management ?

 

Le manager peut s'en sortir face à la mondialisation financiarisée

Le manager peut s'en sortir face à la mondialisation financiarisée

La globalisation financière passe pour la menace du siècle : un système polarisé entre grands financiers, qui tirent les ficelles depuis Bruxelles ou le Qatar, et victimes qui en subissent les foudres en Lorraine ou à Detroit. Fantasme ou réalité ?

Dans la vraie vie, il y a aussi tous ceux qui font fonctionner le système sans qu’on leur demande leur avis : les managers intermédiaires des grandes entreprises… Aidons les !

> Lire la suite

La dernière fois que vous avez surpris votre équipe, c’était quand ?

La dernière fois que vous avez surpris votre équipe, c’était quand ?

A l’instar de la célèbre « routine du couple » qui dévitalise la relation amoureuse, l’engagement et la mobilisation des équipes sont en danger quand s’installe la « routine managériale ». De la première on fait des milliers de livres et d’articles dans les magazines, de l’autre on ne dit rien. Attention, sinon vos équipes iront voir ailleurs…

> Lire la suite

Asterix n’a pas que la potion !

Asterix n’a pas que la potion ! -

Ce qui semble caractériser le petit gaulois et ses amis, c’est d’abord l’accès à une potion magique qui les rend invincibles. Oui au premier coup d’œil mais à y regarder de plus près, l’intérêt des aventures d’Astérix repose sur les limites de la potion :

  • La zizanie : conflits internes, donc il y a de la potion pour tout le monde et son effet s'annule.
  • La serpe d’Or, Les Helvètes : impossible de fabriquer la potion.
  • Chez les Bretons : la potion est perdue au pire moment.
  • Les 12 travaux : épreuves d’intelligence, la potion est inutile dans bien des cas.

Etc…

 

Ce qui rend les histoires d’Astérix intéressantes, c’est l’incertitude, la question de savoir comment ils vont s’en sortir. Si la potion magique suffisait l’album aurait 3 pages : avant la bataille, bataille, banquet.

 

 

Quel rapport avec le management ?

 

Si vous voulez que vos équipes de terrain se mobilisent, inventent, progressent, ne vous focalisez pas sur la recherche de potions, de solutions soi-disant parfaites qu’elles n’auront qu’à appliquer. Le manager doit faciliter la tâche, aider à surmonter un problème mais toujours laisser à l’autre un espace d’appropriation, un défi qui fasse appel à son intelligence et son expérience.

 

Sans quoi, pas d’aventure et donc pas de fierté ; la récompense (le banquet) est alors déconnectée de l’effort et elle est soit vécue comme un dû, soit ignorée tout simplement.


Newsletter

Soyez les premiers à lire nos humeurs en vous inscrivant à la newsletter.

S'inscrire

Rechercher

Précédemment

Rejoignez-nous

Albus Conseil FacebookAlbus Conseil TwitterAlbus Conseil Google+Albus Conseil LinkedInAlbus Conseil Viadeo