Avis #55

13 Mars 2018

Attention aux effets de mode

 

Le management, comme d'autres domaines, est parcouru de grands concepts "main stream". C'est sûrement alimenté par les réseaux sociaux qui permettent une prise de parole débridée, avec ou sans qualité.

 

Parmi ces modes, la bienveillance et l'agilité tiennent la corde en ce moment. Ce mois-ci, nous regardons de plus près ces 2 concepts... Bien sûr, nous ne les rejetons pas : qui pourrait être contre l'agilité et la bienveillance ? Mais nous tâchons de les remettre à leur place, en alertant les managers contre une utilisation trop dogmatique, trop militante de ces notions. 

D'ailleurs nous convoquons Churchill, la référence "main stream" par excellence, mais pas pour ses pensées brillantes (plus ou moins authentiques) ; pour être descendu dans le métro avant de prendre la décision la plus importante de sa vie....  

L'agilité n'est pas un projet

L'agilité n'est pas un projet

Ne tombez pas dans le piège qui consiste à faire de l'agilité votre projet d’entreprise !

Si « Agilité » est votre projet, soit vous avez fait une erreur de marketing qui va desservir votre véritable projet, soit vous avez confondu votre projet d’entreprise et une solution pour atteindre vos objectifs. 

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La bienveillance oui, mais pas bullshit !

La bienveillance oui, mais pas bullshit !

Voilà encore un mot star de Linkedin ! Il faut un management bienveillant, c’est bon pour moi et c’est bon pour l’autre… Et puis comme d’habitude sur les réseaux sociaux, c’est mon image de mec bien qui monte en flèche.

Mais le problème, comme d’habitude, c’est que quand on va dans les entreprises, la bienveillance est bien moins présente que sur les réseaux sociaux… Pourquoi ?

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Descendez dans le métro !

Descendez dans le métro ! -

La jolie scène du métro n’aura pas échappé à ceux qui ont vu le film "Les heures sombres", réalisé par Joe Wright avec Gary Oldman.

 

Pour les autres, ce film retrace les premiers jours de l’arrivée au pouvoir de Churchill en 1940, alors que l’Angleterre se posait la question de pourparlers de paix avec l’Allemagne.

 

D’abord fermement opposé à négocier quoique ce soit avec le dictateur allemand, les arguments de ceux qui étaient pour et leur insistance, finissent par faire douter le premier ministre. Après tout, son devoir n’est-il pas de sauver la vie des Britanniques et notamment de tous les jeunes hommes bloqués à Dunkerque ? Churchill doute… jusqu’à ce que, sur l’incitation de sa femme, il décide de demander au peuple ce qu’il en pense.

On le voit alors descendre de son taxi et, pour la première fois de sa vie, s’engouffrer dans le métro londonien. Il y rencontre des hommes et des femmes prêts à donner leur vie pour lutter contre le fléau nazi. Il a trouvé sa réponse.

 

En management, « descendre dans le métro » ce n’est pas, quand on a une question,  réunir son CODIR, faire un audit ou appeler des consultants (aussi brillants soient-ils), mais c’est mettre ses chaussures de sécurité et aller à la rencontre des équipes, partager nos questions, telles qu’on se les pose.

 

Ca paraît simple mais c’est parfois rendu compliqué si on est éloigné des équipes, en transverse ou autre. Et du coup, on réduit les budgets sans demander leur avis aux équipes qui auraient des idées pour réduire les coûts, on fixe des priorités sans avoir pris le temps d’écouter les équipes, on fait des plans de comm’ qui sentent le Corporate et qui ne parlent pas aux équipes, tout simplement parce qu’on n’a plus le même langage.

 

Alors, conseil tout simple qu’on connaît tous mais qu’il est bon de se rappeler : demandez-vous régulièrement si ça ne vaudrait pas la peine de descendre dans le métro et de partager vos questions avec vos équipes comme vous le feriez avec votre CODIR ou des consultants.


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