Avis #57

14 Juin 2018

Rêvons un peu !

 

Ce mois-ci, nous prenons le risque de passer pour des bisounours par les gros durs de la vie en entreprise, ceux qui pensent que le succès se batit essentiellement sur des objectifs chiffrés, de la méritocratie avec des primes individuelles, et que le reste n'est que de la poésie pour grands rêveurs.

 

Nous ne croyons pas aux rémunérations variables individuelles, et nous ne sommes pas les seuls puisque LVMH vient d'annoncer leurs suppressions. Si les intentions sont louables, les primes individuelles ne peuvent pas être un outil de management efficace et ont systématiquement des effets pervers.

 

En revanche, nous croyons beaucoup à la place du rêve en entreprise. A priori, tout le monde est convaincu qu'il faut faire rêver ses équipes mais les mêmes n'apprécient pas d'avoir des rêveurs dans leurs équipes. Alors on va essayer de vous réconcilier avec vous-mêmes. 

 

Et puisque nous sommes des rêveurs, on va même essayer de trouver des enseignements de management dans un drame familial, le film Alabama Monroe.

Stop à la rémunération variable individuelle

Stop à la rémunération variable individuelle

Voilà sûrement la plus mauvaise des bonnes idées de ces dernières années ! Instaurer une rémunération au mérite individuel pour récompenser les meilleurs semble logique, mais on a tout faux. Non seulement c’est difficile à faire accepter aux partenaires sociaux, mais une fois en place c’est absurde, pervers, et finalement contre productif.

Nous profitons du fait qu’une entreprise du CAC 40 ( LVMH, excusez du peu) vienne de supprimer cette mesure pour partager notre joie, et expliquer ce qui nous semble être une excellente décision.

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A-t-on le droit de rêver en travaillant ?

A-t-on le droit de rêver en travaillant ?

On a tous une part de rêve en nous ! Le fameux syndrome de Peter Pan, est plus ou moins important, plus ou moins fertile selon les individus mais il existe bel et bien ! 

Alors pourquoi, quand il s'agit du travail, le rêve est-il synonyme de paresse, de bien-pensance, d'inefficacité ? 

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Alabama Monroe : de la country, des tatouages et un drame...
... pour un exemple de gestion de crise très instructive !

Alabama Monroe : de la country, des tatouages et un drame... - ... pour un exemple de gestion de crise très instructive !

C’est ce que nous donne à entendre et à voir Felix Van Groeningen dans son film Alabama Monroe, où la musique joue un rôle prépondérant, et vient sublimer les moments les plus noirs comme les plus joyeux.

Au début, une histoire d’amour incroyable, une relation fusionnelle entre Elise qui tient un salon de tatouage, et Didier fan de bluegrass et joueur de banjo. Quelques temps plus tard, un drame. Leur fille, Maybelle tombe gravement malade, et finit par succomber à son cancer.

  

Il s’agit ici d’un drame personnel, une situation particulièrement extrême, alors quel lien avec le management me direz-vous ? Eh bien, ce film peut nous apprendre comment éviter le pire quand un drame arrive au travail.

 

Des coups durs, des drames, une entreprise peut en subir sous différentes formes : évolution négative du marché, nouvelle réglementation pénalisant le business, scandale concernant pratiques immorales… Et même quand les difficultés ne sont pas directement attribuables à des services ou des personnes de l’entreprise, le risque est que le climat dégénère et mène à remettre la faute sur ses collègues.

 

Comment on peut faire pour éviter que ça dérape ?

 

D'abord, réaliser ce qui est en train de se passer. A ce moment-là, c’est votre équipe qui doit faire le deuil de quelque chose. Le deuil d’une croissance garantie du business sur tel marché, le deuil d’une image positive de la boîte à l’extérieur, le deuil d’un process de fabrication remis en cause par la réglementation… Bref, on revient à la courbe du changement

Et si en tant que manager on n’a pas conscience de ça, difficile de prévoir un accompagnement collectif pour dépasser cette épreuve, et surtout très facile de se laisser polluer par toutes les conséquences négatives du changement. 

 

La première étape c’est de prendre les devants en communiquant sur le changement de manière adéquate. Ça veut dire quoi, de manière adéquate ? Être juste c’est dire la vérité et ne pas minimiser les impacts négatifs, choisir le bon moment et la bonne manière : s’assurer que tout le monde est dispo et aura le même niveau d’information et, qu’en tant que manager, vous serez assez serein à ce moment-là pour gérer la plupart des réactions.

 

C’est l’occasion de présenter une ambition forte et mobilisatrice pour les équipes qui va canaliser l’énergie et permettre la gestion du changement.

 

Ce qui manque à Elise et Didier dans Alabama Monroe pour surmonter cette épreuve, c’est un projet à deux sur lequel se concentrer pour avancer ensemble. Décider de ne plus subir malgré les événements…


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