Avis #65

21 Mai 2019

Soyons contre-intuitifs !

 

Chez Albus, nous avons souvent l'habitude de conseiller à nos clients de suivre leurs intuitions. Pourtant, force est de constater que, inconsciemment guidées par la pensée unique, nos intuitions nous jouent parfois de mauvais tours. 

 

Nous proposons un nouveau projet à nos équipes ? Alors mettons le paquet de convictions, d'arguments, de détails concrets, de preuves... ERREUR : en faisant cela, nous nous rendons militants de nos propres projets et nous tuons la motivation de nos équipes et leur sens critique. Le meilleur allié de nos projets, étrangement, c'est la contradiction !

 

Nous avons du mal à générer des initiatives ? Alors mettons en place un système d'intrapreneuriat : c'est bon pour notre image et bon pour garder nos jeunes avec leurs idées hors cadre... ERREUR : l'intrapreneuriat en palliatif est souvent source de frustration pour ceux qui se lancent et source de crispation pour les autres. Pour réussir, il faut mettre l'intrapreneuriat au cœur et non à côté du collectif. 

 

Shackleton avait d'ailleurs réussi il y a cent ans à motiver ses équipes en surexposant les difficultés, là encore c'était contre-intuitif. Et ça marche encore ! Eric Bellion, cent ans après, nous le prouve.

Vive le projet concurrent

Vive le projet concurrent

Combien de projets super bien ficelés recueillent l’assentiment général mais peinent à se traduire en action ? Pas mal !

Manque de temps, de moyens ; noyés dans la masse, sûrement. Mais aussi parce qu’on veut tellement éteindre les contestations avant qu’elles n’arrivent qu’on enlève le sel de nos projets.

Pimentons-les en faisant vivre les projets concurrents !

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L'illusion de l'intrapreneuriat

L'illusion de l'intrapreneuriat

Lab, Hub, Lab-Inno, Incub, start Innov Lab … elles s’y mettent toutes et créent cette nouvelle espèce de collaborateurs qu’on appelle « Les Intrapreneurs ». 

 

Après quelques mois, on se rend compte que la frustration est souvent au rendez-vous, car on nie les difficultés liées au système. Alors que faire ?

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Eric Bellion, le Shackleton moderne !

Eric Bellion, le Shackleton moderne ! -

Vous vous souvenez de Shackleton, cet illustre explorateur parti en 1914 à la conquête de l’Antarctique avec 26 matelots ?

Une centaine d’années plus tard on regarde cette Aventure comme une vieille légende : géniale mais absolument intransposable dans notre monde d’aujourd’hui !

 

Et pourtant, en 2012, Eric Bellion, navigateur, redonne un nouveau souffle à cette épopée en constituant l’équipage de sa team Jolokia sur un appel à volontaires dans le même esprit que celui de son prédécesseur :

« Recherche hommes et femmes pour voyage hasardeux. Pas de salaire. Vie spartiate, tâches d’équipage impitoyables, implication exigée. Priorité aux Borgnefesse sociaux ou physiques. Trop normal s’abstenir. Honneur et reconnaissance garantis en cas de succès ».

250 personnes y répondent parmi lesquels des jeunes, des seniors, des hommes, des femmes, des handicapés, des valides, d’origines et de milieux sociaux complètement différents. Il en retiendra 20 parmi lesquels un aveugle, un paraplégique, un malvoyant et un amputé du pied.

Après une année d’entraînement, la team Jolokia embarque en tant que seul équipage non pro pour la Fastnet Race, une course difficile en Manche et mer d’Irlande.

 

 

Que nous enseigne-t-il ?

 

Qu’il croit à la diversité, c’est certain. Qu’elle a des vertus d’efficacité pour une équipe, on n’en doutait pas ! Mais surtout, qu’elle est amenée par une chose : le fait de recruter d’abord sur le critère de la motivation et du partage d’un même but et d’un état d’esprit commun avant celui de la compétence pure.

 

Une des leçons que l’on peut en tirer : prenez des risques dans vos recrutements : passer outre les critères très normés dont sont encore trop souvent prisonnières les entreprises d’aujourd’hui - et ce non pas pour répondre aux injonctions des quotas de diversité - mais bien pour avoir des énergies, des intelligences, des expériences complémentaires plutôt qu’une équipe de clones.  

 

À regarder d’abord l’engagement, vous obtiendrez une belle diversité et si tout va bien, la performance ! Preuve en est, qui aurait parié au départ sur le fait que cet équipage d’amateurs - au sens premier du terme - arriverait 8ème sur 18 à cette fameuse course, battant à plate couture des navigateurs a priori plus compétents…

 

Si les aventures de ce navigateur vous intéressent, n’hésitez pas à aller voir son documentaire sorti en début d’année « Comme un seul homme » retraçant son Vendée Globe.

Et si vous n’avez jamais entendu parler de Sir Ernest Shackleton, on ne peut que vous conseiller de vous précipiter sur le livre retraçant son épopée, L’Odyssée de l’Endurance.


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