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Avis #4

25 Juillet 2013

Casser la routine

Improviser n’est pas un vilain défaut

Improviser n’est pas un vilain défaut

 

Improvisation = danger ?

 

Dans nos entreprises aujourd’hui, il faut sécuriser, il faut des « back-up », un document dense, des annexes « au cas où », et SURTOUT ne laisser aucune place à l’improvisation.

Les réunions sont donc très compactes, avec des managers qui viennent avec 20 slides pour 15 minutes dans l’ordre du jour ou qui présentent 3 tableaux de chiffres pour justifier à l’avance une proposition de décision toute simple…

Et dire « qu’un peu de liberté dans tout ça débloquerait la créativité » est accepté en off à la machine à café, mais est vu comme la preuve du plus grand des laxismes pour celui qui passerait aux actes.

 

 

Improvisation = productivité

 

Si les gens se plaignent de la « réunionite » et déplorent en même temps le manque de partage entre collègues ou entre services, c’est un paradoxe qui montre l’inefficacité abyssale des réunions 100% cadrées.

Nous pensons que l’absence d’improvisation, ou de prise de risque (ce qui est au fond la même chose) est la cause de toutes ces réunions rébarbatives où l’on consulte ses mails, on acquiesce poliment, on dort parfois.

Nous pensons qu’improviser est non seulement un remède contre l’ennui (qui est le marqueur infaillible du manque de productivité), mais surtout une source inépuisable de créativité qui ne demande qu’une qualité : Oser.

 

 

Improviser, c’est construire avec l’autre.

 

Pour nous en convaincre, nous avons rencontré des comédiens professionnels de l’improvisation, également consultants expérimentés issus de grandes écoles, faisant partie de Next Level Formation.

 

Nous leur avons demandé ce que c’est qu’improviser :

 

« C’est être très préparés avant, pour ne s’intéresser qu’au présent une fois sur scène » selon Laurent.

« C’est apprendre à écouter les autres, pour ne pas agir par rapport à soi-même mais par rapport à ce qui est en train de se passer » dira Romain.

« C’est agir en pleine liberté, c’est à dire en se souciant uniquement de la justesse de ce que l’on dit ou fait et pas du regard des autres ou de son propre jugement » complète Ludovic.

 

Mais alors improviser demande donc du travail ? Les troupes professionnelles travaillent des heures chaque semaine pour pouvoir inventer leurs textes en public pendant 1h30.

Les troupes d’impro ne sont pas des comédiens fainéants mais d’infatigables créateurs d’écoute et de constructions collectives.

 

Le résultat est une irrésistible impression de connivence absolue.

 

 

Et en entreprise ?

 

Bien entendu, il ne s’agit pas de livrer un spectacle comique en entreprise. Il s’agit d’apprendre à préparer autrement. Préparer le sujet bien sûr, mais surtout de se préparer, soi, à collaborer avec les autres pour enrichir la réflexion initiale. Se préparer à accepter la contradiction, l’amélioration pendant la réunion. Se préparer pour s’autoriser d’aller beaucoup plus loin. Concéder de mettre de côté, parfois, son beau PowerPoint pour entreprendre, avec ceux qui sont là.

 

C’est aussi apprendre à débattre non pas pour gagner ou imposer ses idées mais pour trouver la meilleure solution possible à un problème donné. Improviser c’est apprendre à ne pas faire de son ego l’enjeu d’un débat.

 

 

Comment improvise-t-on avec les autres ?

 

L’imagination n’est pas la clé… Tout le monde en a ; il faut la stimuler.

 

Sans entrer dans la technique, nous avons retenu 3 principes :

 

  • ACCEPTER … pour ne rien perdre. La tendance naturelle est de défendre ses idées en niant les critiques des autres, c’est inconscient et presque systématique. Il faut s’entrainer à accepter ce que dit l’autre ; pas nécessairement être d’accord, mais tenir compte de tout ce qui est dit.

 

  • AJOUTER … pour avancer. Par peur toujours, nous avons tendance à chercher les risques des idées proposées par les autres ; ils existent certes, mais la meilleure façon d’avancer est souvent de chercher à valoriser les idées des autres, et d’ajouter (plutôt que de corriger) pour limiter les risques.

 

  • S’INVESTIR DANS LE PRESENT … pour ne pas gaspiller le temps. Bien souvent, en pleine discussion, notre cerveau n’est pas entièrement au débat présent mais à ce qui va se passer après ; en faisant ainsi, il nous détourne du présent, diminue notre écoute et notre efficacité et nous fait perdre une part du bénéfice qu’il y a à être plusieurs.

 

Bien sûr cela demande d’y travailler. De nombreuses troupes proposent des ateliers joyeux et enrichissants, et des professionnels ont des solutions très efficaces pour réussir l’improvisation en entreprise, effet garanti !

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